L'Armentier

L'association pour « valoriser les lieux de mémoire » et « promouvoir l'histoire locale » des îles vendéennes.


Ceci n’est pas un phare, la tour Plantier

Ceci n'est pas un phare, la tour Plantier. L'étonnant bélvédère de l'Ile de Noirmoutier.

La tour Plantier fête son 15e anniversaire (1861-2011). Forgée successivement par un ingénieur (1861), un architecte (1883), elle est – avec le passage du Gois – la « vedette » emblématique de Noirmoutier. Monument privé, elle fait partie intégrante du patrimoine de l’île. Sa vocation esthétique et touristique se devine pourtant, davantage qu’elle ne s’affirme. Objet indéterminé, cette tour Eiffel balnéaire se veut surréaliste avant Magritte : CECI N’EST PAS UN PHARE. Sujet de perplexité, cette tour de Babel moderne n’est pas pour autant un ouvrage de défense. Elle se contente d’exister : du haut de son observatoire, elle offre un panorama unique sur le bois de la Chaise et la baie de Bourgneuf. L’étonnant belvédère doit son succès à l’essor de la photographie et de la carte postale. Souvent boudée par les peintres et les écrivains, elle n’en est pas moins mise en valeur au cinéma par Agnès Varda dans Les Créatures (1966). Au sommet de son promontoire, la lutte sans merci entre Michel Piccoli et Lucien Bodard symbolise le combat de l’ange contre le démon, des forces du bien contre les ténèbres.

Synopsis

La tour Plantier est à l’image de l’estacade : un monument indispensable. On n’imagine pas la plage des Dames sans estacade. De même, on ne saurait imaginer aujourd’hui l’Anse rouge sans tour Plantier. Une curieuse sensation de vide envahirait aussi bien l’estivant que le Noirmoutrin. La perte de ce « joyau » signifierait tout bonnement une perte majeure : un drôle de retour à l’état sauvage. Quasiment inutiles l’un et l’autre, l’estacade (ponton épisodique de la liaison maritime avec Pornic) et la tour Plantier (belvédère improbable sans usage de phare) n’en constituent pas moins des ornements indispensables et presque consubstantiels du bois de la Chaise et de l’île de Noirmoutier. À l’instar de l’estacade, la tour Plantier constitue un vestige immuable du passé : on n’imagine pas s’en priver alors qu’elle a été érigée au rang de « monument » à la faveur de ses trois actes de création :
– 1861 : la tour Plantier ;
– 1883 : la tourelle Charier ;
– 1913 : la véranda Vincent-Darasse.

Tout comme les dix-sept chalets du front de mer des Souzeaux qu’aucune construction nouvelle n’est venue troubler depuis 1904, l’Anse rouge flanquée de sa tour Plantier est un lieu de mémoire remarquablement préservé que l’incendie de 1994 aurait pu définitivement ravager. Ce belvédère de cent cinquante ans ans aurait donc pu disparaître à l’âge déjà canonique de cent trente-trois ans ! Au total, la tour Plantier fait partie des vingt-six constructions édifiées en bord de mer sur environ trois cent quarante villas que compte le bois de la Chaise, soit moins de 8 %. La célèbre Tour voit le jour près de trente ans avant « Les Souzeaux » (1890), première villa construite face à la mer. à titre de résidence estivale, elle constitue le tout premier exemple d’architecture balnéaire à Noirmoutier. Entre passéisme et modernité, la tour Plantier accroche toujours le regard des photographes. Cent cinquante ans après sa naissance, elle fait partie du paysage. Elle reste indémodable.

Ouvrage en quadrichromie
Format 21 x 29,7 cm
Relié
176 pages
près de 300 reproductions

ISBN : 978-2-9539683-0-9
Prix public TTC : 29 €

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