L'Armentier

L'association pour « valoriser les lieux de mémoire » et « promouvoir l'histoire locale » des îles vendéennes.


Le Bois de la Chaise, le « petit Eden » de l’île de Noirmoutier

Le Bois de la Chaise, le « petit Eden » de l’île de Noirmoutier. Le Bois de la Chaise, le « petit Eden » de l’île de Noirmoutier.

« Tout respire le bonheur et le calme dans ce coin de l’Eden » : 120 ans après le chanoine Commart de Puylorson, Ambroise Viaud-Grand-Marais répète la même antienne. Quelque peu désuète, la formule prête à sourire. Et pourtant, rien n’exprime mieux le havre de paix qu’est resté le bois de la Chaise : « Jersey français », « bien supérieur à Jersey et Guernesey », « beau comme le Midi », « Côte d’Azur moins usée que l’autre », « cap de Provence dans l’Océan », « Perle des îles de l’océan français »…
Indéniablement, le bois de la Chaise est un « petit Eden ». Depuis 150 ans, la naissance et l’essor de la station balnéaire se sont faits dans un esprit constant d’harmonie et de responsabilité. Sur la longue durée, six acteurs participent à l’histoire de ce grand bouleversement : les précurseurs, les promoteurs, les propriétaires, les artistes, les bâtisseurs et les protecteurs.

Synopsis

Blottie parmi les pins et les chênes verts, la station balnéaire du bois de la Chaise présente un état de conservation étonnant : le littoral est quasiment intact, le bois parfaitement entretenu. Pratiquement aucune villa de la Belle Époque n’a été détruite. Souvent rajeunis depuis une dizaine d’années, les chalets cohabitent harmonieusement avec les constructions plus modernes, respectueuses elles aussi de leur environnement boisé. Depuis 1994, le périmètre est dans sa totalité compris dans une zone de protection du patrimoine architectural et urbain. Ce bois est un des sites les plus touristiques de l’île. Ses plages en sont les plus fréquentées. Très réputé, il est envahi l’été par des hordes d’estivants, de voitures et de bicyclettes. Comment ce miracle est-il possible ?
Alors que La Baule met tout juste en place une zone de protection pour assurer la survie des quelques villas d’époque qui lui restent, les premières mesures de préservation du Bois ont émergé dès 1896 ! Une association de propriétaires a vu le jour en 1908 et le premier classement du site date de 1928. La prise de conscience d’une nécessaire conservation de la station est d’une précocité incroyable. Elle touche aussi bien les estivants, parisiens et nantais, que les habitants de Noirmoutier.
À cet égard, le sort du bois de la Chaise apparaît singulier. Quand les baigneurs commencent à fréquenter l’endroit, il est considéré depuis longtemps comme un lieu de mémoire. Déjà, il est ancré dans la culture noirmoutrine. La petite station balnéaire s’installe sur un site chargé d’histoire.
La situation géographique très particulière du bois de la Chaise n’est pas étrangère à son intégration ancestrale dans l’histoire de Noirmoutier. Le Bois constitue un site à part, d’une exceptionnelle richesse morphologique, géologique ou archéologique.

Ouvrage en quadrichromie
Format 21 x 29,7 cm
Relié
736 pages
2 tomes
plus de 1 000 reproductions
(épuisé)